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Né
le 10 juin 1673 à Saint Malo d'une famille
de marins, René Duguay-Trouin a voué
sa vie à l'honneur des armes navales de la
France. Son courage, son génie du commandement
et de la guerre de course en firent un bras armé
essentiel pour Louis XIV dans sa lutte contre l'Angleterre,
l'Espagne et la Hollande pour la maitrise des mers
et des routes commerciales.
Aussi
reçut-il du Roi l'épée d'Honneur
dès 1694. Anobli en 1709, il a à son
actif la capture de seize navires de guerre et de
plus de trois cent navires marchands. Ses lettres
de noblesse lui attribuent la devise : "Dedit
haec insigna virtus" (le courage lui a donné
sa noblesse).
Embarqué
sur un navire corsaire dès l'âge de
16 ans, capitaine-corsaire à 18 ans, capitaine
de frégate de la Marine royale à 24
ans , ses années de commandement furent une
suite de victoires retentissantes sur les flottes
anglaise et hollandaise. En 1694, lors de sa seule
défaite, sa capture par les Anglais fut l'occasion
pour le jeune Malouin de s'illustrer par une évasion
rocambolesque de la prison de Plymouth.
Mais
le plus haut fait d'armes de Duguay-Trouin fut la
victoire de Rio de Janeiro le 21 septembre 1711.
La rade, fermée par un goulet plus étroit
que celui de Brest, protégée par sept
vaisseaux portuguais et défendue par sept
forts armés par 12 000 hommes, fut prise
par les sept vaisseaux de l'escadre de Duguay-Trouin
et ses 3 200 hommes de troupes de débarquement.
Cet exploit marque la fin de sa vie embarquée.
Il servira encore la marine avec le grade de Lieutenant
général de la Marine, commandant successivement
la Marine à Saint-Malo, la Marine à
Brest, puis l'escadre pour le Levant et enfin le
port de Toulon.
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